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Wulu sera projeté mercredi prochain à 20 heures à l’Institut culturel français de Dakar. Le film du réalisateur malien Daouda Coulibaly faisait partie des vingt longs-métrages en compétition pour recevoir l’Étalon d’or de Yennenga, la plus haute récompense du Fespaco. Au même titre que Félicité d’Alain Gomis et de L’orage africain, un continent sous influence de Sylvestre Amoussou, le film de Daouda Coulibaly a été largement applaudi a Ouagadougou.  Il a finalement reçu le Prix Sembène Ousmane d’Eco bank et Ibrahim Koma qui a joué dans le film a obtenu le prix de la meilleure interprétation masculine. Wulu, raconte l’ascension d’un trafiquant de drogue tout en dépeignant les maux du Mali (violence, groupes djihadistes, corruption, chômage, prostitution, pauvreté, népotisme). Cette grosse production de genre thriller, qui a bénéficié de fonds européens, est un des films les plus réussis qui a été présenté au Fespaco 2017.

Le film dénonce a la corruption et la collusion des forces armées avec le narcotrafic: «Ça fait partie du problème. C’est parce que des soldats subalternes au moment de la mutinerie qui s’est transformée en coup d’État en mars 2012 reprochaient à des généraux d’avoir des rapports très intimes avec des narcotrafiquants. Tout ça s’imbrique», avait expliqué le jeune réalisateur malien, dont c’est le premier long-métrage. Son film évoque également entre autres thématqiues, l’avenir de la jeunesse africaine qui n’a pas eu accès à l’éducation et a des difficultés à trouver des emplois. Wulu est au final un cri pour défendre l’avenir des jeunes.

Armelle Acacha