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Pour l’édition 2017 du FCAT, un focus sera réalisé sur le cinéma tunisien contemporain. Une section composée de 5 films qui s’interrogent sur un possible renouveau du cinéma tunisien et qui le mettent en relation avec la nouvelle ère dans laquelle la Tunisie est entrée, après la chute de Ben Ali en 2011. Dans la section Nous, les Aliens, l’on fera projeter quatre documentaires réalisés par des cinéastes espagnols qui ont posé leur regard sur les aspects communs et les relations qui se sont tissées au fil du temps entre l’Espagne et certains pays d’Afrique, notamment du Nord et de l’Ouest. « Une sélection de 3 films centrés sur les périodes de l’apartheid et postapartheid » est également au programme. Mais surtout un hommage à Cheick Fantamady Camara. « Cette édition du FCAT est dédiée à un cinéaste guinéen qui nous a quittés trop tôt, en janvier dernier. Le film Il va pleuvoir sur Conakry (2006) sera projeté en son hommage. Le film met en image avec humour les péripéties d’un caricaturiste amoureux, fils d’imam, mais aussi aborde les aspects qui freinent l’essor de son pays, la Guinée » précise le communiqué. Comme toujours, « le FCAT est aussi l’occasion de rencontrer certains des auteurs des films, dans les salles ou autour d’un apéritif. Il offre aussi l’opportunité de se former : cette année l’Arbre à Palabres s’installe à la Cinémathèque de Tanger, incontournable compagne de ce festival, qui accueille aussi, outre une douzaine de films de la programmation, des débats et des séances scolaires. La Cinémathèque, qui fête ses 10 ans cette année, se donne pour mission de développer la culture cinématographique au Maroc ».

Des films, mais aussi…

Pour ceux qui désirent faire un «arrêt sur image», le programme des activités parallèles propose, à Tarifa, des expositions réunissant des photographies de la jeunesse marocaine, des affiches de la lutte contre l’apartheid ou des dessins et aquarelles d’une réinterprétation de Dom Quichotte sur le fleuve Niger; des promenades littéraires dans les ruelles du centre historique de Tarifa en compagnie d’écrivains des deux rives du Détroit de Gibraltar; pour les petits, des fables et des légendes narrées par des conteurs d’Afrique de l’Ouest; enfin pour les noctambules, le concert de l’artiste hispano-africaine Astrid Jones and the Blue Flaps, et tous les concerts que les bars de Tarifa organisent lors des «Nuits du festival». «Le festival ne se contente pas simplement de projeter des films, il accomplit avant chaque édition un travail de numérisation, puis traduit et sous-titre les films en espagnol. Al Tarab, l’association organisatrice du festival, possède d’ailleurs un fonds de plus de 900 titres africains ou sur l’Afrique sous-titrés en espagnol. Cette médiathèque africaine, qui se trouve à l’Université de Séville, est accessible aux étudiants et au public pour consultation sur place. Les films de ce fonds filmique circulent toute l’année grâce au dispositif Cinenómada à travers lequel ont été organisés en 2016, à titre d’exemple, environ 50 cycles répartis en 220 séances, dans 50 villes espagnoles, en collaboration avec le tissu associatif et culturel, générant ainsi de nouveaux publics pour ces cinémas et des revenus pour les auteurs et les ayants droit des œuvres » informe l’organisation .

Le Fcat se déroulera du 28 avril au 6 mai 2017 à Tarifa, en Espagne. Pour la deuxième année consécutive, le festival aura également lieu à la Cinémathèque de Tanger, la ville qui fait face à Tarifa, de l’autre côté du Détroit de Gibraltar, au Maroc, du 30 avril au 5 mai.
Armelle ACACHA

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