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Maurice Béjart avait promis Le Sacre du printemps à son « élue noire », Germaine Acogny. Le projet n’a pu aboutir et c’est aujourd’hui Olivier Dubois qui offre à cette reine de 70 ans le rôle de la jeune fille sacrifiée ; un solo qui puise une nouvelle vision de l’œuvre dans la force et la profondeur des histoires africaines et dans la vie de Germaine Acogny. En 40 minutes, la reine mère de la danse sera sur scène le 28 mars prochain à l’invitation du Théâtre Paris-Villette.

Pour la première fois de sa carrière, elle est l’interprète d’un autre chorégraphe. «En slip et soutien-gorge noirs, fumant la pipe comme à son habitude, Germaine Acogny est exposée comme un spécimen exotique. Acculée, elle trépigne, court, se ploie. Troquant le noir contre le blanc, elle cède, s’efforce de s’adapter sans parvenir à trouver son identité. Cette couleur blanche, avec laquelle elle était encore disposée à s’exprimer, utilisant les codes du colon devient le symbole de l’échec et de son emprisonnement. Sans ciller, en fixant le public du regard, elle renverse la couleur blanche » décrit le synopsis du spectacle. Sur ce spectacle écrit Thomas Hahn, « L’Afrique est entrée dans l’histoire du Sacre ! »

Oumou Sy

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