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« En imaginant une rencontre au cœur de la Première Guerre mondiale, la compagnie Difé Kako questionne les ressorts du rapport à l’Autre, dans une période où l’Autre est un parfait inconnu, voire un étranger. C’est l’exploration de la communication dans un univers contraint, dans des circonstances extrêmes qui fait le cœur de cette nouvelle création ». Ainsi décrit-on dans un communiqué rendu public, la pièce théâtrale Noir de boue et d’obus, qui sera présenté ce samedi à 20 H 30 à l’Institut français de Dakar.

Dans cette pièce informe-t-on, Chantal Loïal entremêle traditions musicales et chorégraphiques diverses (Gwoka de Guadeloupe, Bèlè de  Martinique, danses d’Afrique de l’Ouest) et vocabulaire contemporain, avec la complicité de quatre interprètes issus d’univers chorégraphiques différents. «Ni œuvre de mémoire et encore moins célébration héroïque ou patriotique, cette nouvelle création tente, dans un contexte où l’intime est mis à nu par des circonstances extraordinaires, de dépasser l’image d’Epinal pour explorer la relation entre quatre êtres que tout oppose » précise le document. Il poursuit évoquant les personnages de l’œuvre que « Chez ces individus, que la guerre a mués en archétypes -au rythme des marches militaires de simples corps, et sous l’influence de la propagande militaire- il s’agit d’essayer de retrouver une humanité commune ». En somme, la pièce explore cet espace de rencontre, à travers musique et danse, et aboutit à une expression partagée, un syncrétisme d’aujourd’hui.

Acacha Armelle

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